La Suisse fête les Journées du réfugié 2013

visage Hier à Berne s’est déroulée la manifestation de lancement des Journées du réfugié, qui sont cette année organisées autour de l’idée directrice « Réussir ensemble ». A l’occasion de ces journées, l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR), le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) et l’Office fédéral des migrations (ODM), souhaitent montrer ce que l’économie et la société ont à gagner en offrant à des réfugié-e-s non seulement une protection, mais aussi du travail. Lors d’une conférence de presse, Beat Meiner, secrétaire général de l’Organisation suisse d’aide aux réfugiés (OSAR) a insisté sur le fait que « l’économie et la société ont tout à gagner d’une intégration réussie des réfugié-e-s », et il a ajouté que « les Journées du réfugié 2013 sont également placées sous le signe de l’intégration des réfugié-e-s et des personnes admises à titre provisoire dans le monde du travail. » Selon lui, le partenariat entre les trois organisations responsables, l’OSAR, l’UNHCR et l’ODM, offre l’opportunité d’accorder une attention accrue aux préoccupations des réfugié-e-s et le slogan des Journées du réfugié de cette année, « Réussir ensemble », s’applique aussi à ce partenariat.

Pour Susin Park, responsable du bureau UNHCR Suisse à Genève, ni l’Europe ni la Suisse ne sont envahies de réfugié-e-s car « plus de 80 pour cent des réfugié-e-s restent dans leur région d’origine et seul un très faible pourcentage cherche la protection dans les pays industrialisés d’Europe », a-t-elle affirmé. Elle a illustrer ce fait en prenant le Liban pour exemple, un pays qui compte 4 millions d’habitant-e-s et qui a accueilli 400 000 réfugié-e-s syriens en l’espace d’un an. Si la même situation devait être transposée en Suisse, 800 000 réfugié-e-s auraient afflué en un an, soit 10 pour cent de sa population. En Suisse, les réfugié-e-s reconnus comme tels, les personnes déplacées par la guerre et la violence admises provisoirement et les requérant-e-s d’asile réunis ne représentent en réalité même pas 1 pour cent de la population globale. Selon Susin Park, la peur ne favorise pas l’intégration. Les personnes ayant besoin de protection ne demandent rien de plus que de travailler et d’apporter leur contribution. Le leur permettre est aussi un facteur de cohésion sociale.

Les barrières à l’intégration professionnelle des réfugié-e-s tels que les préjugés ou la difficulté d’obtenir la reconnaissance des qualifications et de l’expérience professionnelles doivent être combattues, a expliqué Mario Gattiker, directeur de l’ODM. En mettant sur pied ses propres projets, l’ODM entend renverser la vapeur. Ainsi, le projet « Exploiter les potentiels », réalisé en collaboration avec plusieurs œuvres de bienfaisance, a pour but de faire reconnaître les diplômes et expériences professionnelles des réfugié-e-s et de soutenir ces personnes dans la recherche d’un emploi ou dans une formation professionnelle adaptée à leur expérience.

« Néanmoins, même les meilleurs programmes et projets ne sont pas très utiles si les employeurs ne tirent pas sur la même corde », a insisté Mario Gattiker. Il a ajouté que de nombreux employeurs ignoraient par exemple que les personnes admises à titre provisoire ont le droit de travailler. C’est pourquoi la Confédération a rédigé une brochure à leur attention. Le directeur de l’ODM a rappelé que la Confédération, les cantons, les villes et les communes sont en dialogue avec l’économie privée depuis l’automne dernier afin d’améliorer l’égalité des chances sur le marché du travail, aussi pour les réfugié-e-s. Pour Mario Gattiker les Journées du réfugié « ont pour but de démontrer à la population et aux employeurs que les réfugié-e-s et les personnes admises à titre provisoire veulent et peuvent apporter leur contribution à l’économie suisse et à la société suisse ».

Le visage des Journées du réfugié 2013 est celui Ramanathas Sathiyanathan, 41 ans, d’origine tamoule, arrivé en Suisse à l’âge de 17 ans. Aujourd’hui, sa vie professionnelle est réussie, puisqu’il est chef d’équipe dans une entreprise suisse ancrée dans la tradition de l’Emmental. Son employeur, PB Swiss Tools, fait partie des entreprises qui ont décelé le potentiel des réfugié-e-s et des personnes admises à titre provisoire et leur proposent un emploi pour qu’un bénéfice soir retiré des deux côtés.

simulation3 A l’occasion de ce lancement, plusieurs parlementaires se sont aussi prêtés à la simulation « jeu d’exil ». Une simulation de fuite d’un territoire du à un conflit civil. Alain Ribaux, Uli Leuenberger et d’autres parlementaires y ont participé.

Les Journées du réfugié se dérouleront le samedi 15 juin (Journée nationale du réfugié), le dimanche 16 juin (dimanche du réfugié) et le jeudi 20 juin (Journée mondiale du réfugié). L’UNHCR et l’OSAR participeront aux Journées du réfugié et y tiendront des stands sur les sites suivants : le 15 juin 2013 à Berne (Eglise St-Pierre-et-Paul, Rathausgasse 2, de 16h à 20 h), à Bienne (Le Pavillon, rue centrale 63, de 13h30 à 22 h) et à Lucerne (Kapellplatz, de 13h30 à 22 h), ainsi que le 22 juin à Lausanne (Place de l’Europe, de 10 h à 23 h) et à Viège (Kaufplatz, dès 11h30).

Pour toute information complémentaire, n’hésitez pas à vous adresser à :
– Lorenz Lüthi, responsable de projet Journée du réfugié 2013, tél. 031 370 75 75, lorenz.luethi@fluechtlingshilfe.ch.
Vous pouvez aussi consulter le site de l’OSAR en cliquant sur le lien suivant: http://www.fluechtlingshilfe.ch/journees-du-refugie/journees-du-refugie-2013/manifestation-de-lancement-1

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