IMG_2514L’Alliance pour les droits des enfants migrants (ADEM), menée par le Service social international (SSI), l’Institut des droits de l’enfant (IDE) et la Fondation Terre des hommes (Tdh), a organisé un colloque à Berne le 4 novembre sur le thème « Pour des standards minimum dans l’accueil des enfants migrants en Suisse » pour définir les besoins de requérants mineurs non-accompagnés et les standards minimums d’accueil en Suisse.

L’ADEM explique ainsi le contexte de ce colloque:

Le nombre de requérants d’asile mineurs non accompagnés (MNA) en Suisse a quasiment triplé en 1 an (1’224 en juillet 2015 contre 795 pour toute l’année 2014). Pour répondre à cette demande, certains cantons ont ouvert en urgence de nouvelles structures d’accueil, d’autres ont cherché des alternatives à l’accueil institutionnel, tandis qu’un certain nombre n’ont pas modifié leur offre. Cette situation met en évidence la précarité dans laquelle ces jeunes sont accueillis dans certains cantons et les disparités croissantes entre cantons nécessitant plus que jamais l’élaboration de standards minimum pour l’accueil des MNA en Suisse.

L’Alliance pour les droits des enfants migrants en Suisse (ADEM) qui a fait de ce thème une priorité de son plan d’action demande que des standards minimums dans l’accueil des MNA en Suisse soient clairement définis.

Lors de ce colloque plusieurs jeunes MNA ont pu s’exprimer et ils ont soulevé:

  • les contraintes liées à la durée de la procédure d’asile,
  • les matières très limitées qu’ils étudient à l’école et
  • la situation financière précaire dans laquelle ils vivent.

Dans son dernier rapport, le Comité des Nations unies sur les droits de l’enfant a formulé plusieurs préoccupations et demandé aux autorités suisses de prendre les mesures adéquates pour améliorer la situation des requérants mineurs non-accompagnés. Le Comité avait notamment pointé du doigt:

  • les disparités cantonales en matière de conditions d’accueil, d’appui à l’intégration et de protection sociale des enfants demandeurs d’asile et réfugiés, certains enfants étant installés, par exemple, dans des bunkers militaires ou des abris antiatomiques;
  • le fait que les «personnes de confiance» pour les enfants demandeurs d’asile non accompagnés ne sont pas tenues d’avoir une expérience dans le domaine de la prise en charge ou des droits de l’enfant;
  • les difficultés que rencontrent les enfants demandeurs d’asile pour accéder à l’éducation secondaire et l’absence de pratique harmonisée concernant l’octroi d’autorisations leur permettant de suivre une formation professionnelle,
  • le fait que la procédure d’asile accélérée, qui est aussi menée dans les aéroports, est aussi appliquée aux enfants,
  • le fait qu’un grand nombre d’enfants sans-papiers (enfants sans titre de séjour) rencontrent de multiples difficultés pour accéder, notamment, aux soins de santé, à l’éducation, en particulier l’éducation secondaire, et à la formation professionnelle, et qu’il n’existe pas de stratégies visant à traiter ces questions.

Le Canton de Genève doit aussi trouver des solutions pour fournir un accueil adapté à quelque 120 mineurs hébergés dans le Foyer de Saconnex qui est destiné à des requérants adultes. Un meilleur encadrement de ce groupe est aussi nécessaire puisque le nombre d’assistants sociaux pour ce groupe est très insuffisant, soit une personne pour 19 mineurs.

Plus d’infos:

– Standards pour l’accueil des enfants migrant

– Projet Speak out: Donner une voix aux jeunes migrant-e-s!

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