La Plateforme interreligieuse de Genève appelle à la solidarité aux réquérants d’asile en Suisse

PlateformeCommuniqué le 8.9.2015 – Communication pour le Jeûne Genevois

A l’origine du Jeûne genevois, il y a eu dès le 16ème siècle la volonté de la population et des autorités de se solidariser avec les victimes de persécutions et avec les personnes obligées de s’exiler pour trouver refuge.

Depuis des mois des évènements dramatiques ont contraint des populations entières, des familles, des jeunes et des enfants à fuir la barbarie au risque de leur vie. Ils viennent en particulier du Moyen Orient ou de la Corne de l’Afrique. Les pays d’accueil en première ligne sont submergés faute d’aide internationale suffisante et les nouveaux arrivants se voient contraints de poursuivre leur fuite jusqu’en Europe.

Par ce mandement, nous demandons que notre pays prenne sa part dans l’accueil des réfugiés de ces contrées. Dans nos communautés, nous avons de nombreux descendants de personnes qui, tout au long des siècles, ont trouvé asile à Genève ou en Suisse suite à diverses persécutions religieuses ou politiques. Notre cité héberge les principales organisations humanitaires dont le mandat est le respect du droit humanitaire et du droit d’asile. Nous en sommes fiers et nous devons nous en montrer dignes.

Les mots et les prières sont indispensables, mais ils ne suffisent pas face à la détresse des milliers d’êtres humains qui ont un urgent besoin d’un lieu où poser ce qui leur reste d’espoir. Il faut nous associer à des actes de solidarité concrets sans tarder.

Le Bureau du Comité de la Plateforme interreligieuse de Genève invite ses communautés membres, les autorités de notre canton et la population genevoise à se mobiliser pour participer d’une manière ou d’une autre à cet accueil et protéger les victimes de ces situations intolérables.

Sur l’origine du Jeûne Genevois:

Dès le XVe siècle, la pratique du jeûne est en vigueur dans les cantons suisses. La Diète, assemblée des députés des cantons jusqu’en 1848, se préoccupait d’organiser des journées de pénitence et d’action de grâces. En revanche, les cantons pouvaient décider de la forme desdits jeûnes. L’origine du Jeûne genevois remonterait au premier jeûne connu à Genève, au début du mois d’octobre 1567, à l’occasion d’une répression contre les protestants lyonnais. Dès 1640, le jeûne est perçu comme un acte moral et religieux et devient pratiquement annuel à l’initiative des cantons réformés. Il s’agit d’un acte d’humilité et de solidarité face aux plus démunis.

Fichier PDF du communiqué

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s