Dans un communiqué de presse (1.10.2012), le CSP Genève, Solidarité sans frontières et les Jeunes Verts Suisses, demandent aux acteurs institutionnels établis, de traduire leur position en actes politiques concrets en soutenant le lancement d’un référendum pour contrer les mesures urgentes de la nouvelle loi sur l’asile. Les auteurs du communiqué rappellent très justement que durant le vote final, la quasi-totalité des parlementaires de gauche et des Verts ont rejeté ces mesures et ont exprimé leur position publiquement. Même l’OSAR dans son communiqué de presse du 28 septembre formule de manière claire les raisons pour lesquelles les mesures urgentes ne peuvent être acceptées.
A la dernière réunion de la Coordination asile.ge, une plateforme d’échange et de prise de position en commun, certains représentants des organisations membres se sont aussi prononcés en faveur d’un référendum. Pour beaucoup ne pas faire de référendum signifierait accepter l’application urgente de mesures jugées inefficaces et même contraire à la Convention relative au statut des réfugiés (1951). Ce serait baisser les bras.
Pour d’autres, lancer un référendum serait offrir un porte-voix supplémentaire aux tenants d’une politique dure en matière d’asile alors que les chances de convaincre et les moyens pour le faire sont faibles. Officiellement, et selon les dernières déclarations de Christian Levrat, le PS ne s’engagera donc pas dans un référendum. Il est rejoint par Amnesty International (Suisse) qui vient de lancer sa nouvelle campagne choc et bienvenue (www.ca-suffit.ch).
Je rejoins cette position car un référendum serait encore une occasion de plus pour l’UDC d’inonder l’espace médiatique et politique avec ses slogans sécuritaires xénophobes. En réalité, les membres de ce parti n’attendent que ça pour chauffer les esprits et préparer la population à son avantage pour sa nouvelle initiative qui propose de loger tous les demandeurs d’asile dans des centres fermés le temps de la procédure.
