En 2012, la coureuse somalienne Samia Yusuf Omar est décédée tragiquement dans un naufrage en Mer Méditerranée alors qu’elle allait en Europe pour participer aux Jeux Olympiques de Londres. En 2008, elle avait participé à 17 ans aux Jeux de Beijing. Le dessinateur Reinhard Kleist a retracé l’histoire tragique de cette jeune femme déterminée dans un livre intitulé « An Olympic Dream » dont la traduction anglaise vient d’être publiée. Dans un entretien accordé à Omar Karmi pour le Haut commissariat aux réfugiés (HCR), Reinhard Kleist raconte la vie de Samia à Mogadiscio ravagée par la guerre civile et sa traversée du désert pour arriver en Lybie. Samia n’aurait pas dû mourir en Méditerranée. C’est l’athlète somalien Abdi Bile, champion du monde de 1’500 mètres en 1987 qui a annoncé son décès juste après les Jeux Olympiques de Londres.

En Allemagne Yusra Mardini, réfugiée syrienne, rêve de participer aux jeux de Rio cet été. A 17 ans elle a sauvé l’équipage de son bateau tombé en panne au large de l’île grecque de Lesvos. Nageuse de compétition en Syrie, elle s’entraine maintenant dans le bassin olympique de Berlin avec l’espoir d’être bientôt sélectionnée pour représenter, dit-elle, tous les réfugiés :

Je veux leur montrer à tous, qu’après la douleur et la tempête, les jours paisibles arrivent.

En Grèce, Ibrahim Al-Hussein a porté la flamme olympique à Athène. Il est arrivé sur l’île de Samos en 2014. Depuis tout petit, Ibrahim a pratiqué la natation grâce à son père qui l’a entraîné et guidé vers la compétition. En Syrie il accumulait les médailles et rêvait de participer un jour aux Jeux Olympiques. Mais en 2012, il perd une partie de sa jambe droite dans un bombardement alors qu’il tente d’aider un ami blessé. Après sa convalescence, il décide de fuir la Syrie et arrive en Grèce en bateau. C’est là qu’il rencontre Katerina Komita, une juriste qui s’occupe de son dossier. Il obtient rapidement l’asile politique, elle lui trouve un logement et le met en contact avec une équipe de sport pour personnes handicapées. En nageant tous les jours alors qu’il travaille la nuit dans un café, Ibrahim a récupéré son temps de course. Adepte aussi de basketball, il participera en juin aux jeux nationaux pour handicapés.

Les parcours de Samia, Yusra et Ibrahim sont admirables. Ils peuvent être consulter en détail sur le site d’information « TRACKS» du HCR. Le sport, disent-ils, leur permet d’oublier le passer, de regarder l’avenir avec plus de sérénité et de redonner espoir à d’autres réfugiés.

 

 

1 commentaire »

  1. Merci pour ces récits, durs et lumineux à la fois, qui nous rappellent que les réfugiés, que l’Europe refuse d’accueillir, désormais, sont des personnes de grande qualité, et qui vont nous manquer à l’avenir, si nos frontières se ferment définitivement.

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