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En mai 2012, l’organisation Human Rights Watch (www.hrw.org/asia/sri-lanka) dénonçait le renvoi forcé de tamouls vers le Sri Lanka et demandait aux autorités britanniques de modifier la façon dont les demandes d’asile des requérants tamouls étaient examinées. En effet, selon l’organisation, plusieurs personnes déboutées qui ont été renvoyés de force au Sri Lanka ont été détenues, interrogées et torturées à leur arrivée au pays.

Cet appel concerne aussi les autorités suisses d’asile!

Les renvois vers le nord et l’est du pays des anciens membres LTTE doivent cesser. L’Office fédéral des migrations et le Tribunal administratif fédéral rendent des décisions négatives à la pelle sans prendre en considération la situation sur le terrain. Dans ses décisions, la Cour européenne des droits de l’homme, fait régulièrement référence aux rapports d’organisations internationales des droits de l’homme, pourquoi nos autorités d’asiles n’en font pas autant?

Car les rapports concernant les mauvais traitements, les arrestations et détentions arbitraires, les actes de viols répétés lors de barrages ou de contrôle et les actes de tortures qui restent impunis, sont nombreux.

  1. International Crisis Group (Sri Lanka’s North II: Rebuilding under the Military, Asia report 220, 16.3.2012) critique la militarisation forcenée au nord de l’ìle et les actes impunis commis à l’encontre de la communauté tamoule: « The heavy militarisation of the province, ostensibly designed to protect against the renewal of violent militancy, is in fact deepening the alienation and anger of northern Tamils and threatening sustainable peace. Major new military bases require the seizure of large amounts of public and private land and the continued displacement of tens of thousands. The growing involvement of the military in agricultural and commercial activities has placed further obstacles on the difficult road to economic recovery for northern farmers and businesses. When challenged by public protest, the military has shown itself willing to physically attack demonstrators and is credibly accused of involvement in enforced disappearances and other extrajudicial punishments« .
  2. Dans un rapport tout aussi alarmant (Locked Away, Sri Lanka’s Security Detainees, march 2012), Amnesty International dénonce la situation dramatique qui règne au Sri Lanka à l’encontre des Tamouls soupçonnés d’avoir été membres des LTTE, et insiste auprès du Conseil des droits de l’homme au mois de juin 2012, sur les violations graves et systématiques des droits de l’homme opérés par les forces armées et les forces de sécurités à l’encontre des tamouls.

Les autorités suisses d’asile doivent se tenir mieux au courant de la situation sur place avant de décider le renvoi d’ex-membre des LTTE dans les provinces à risques, surtout de ceux qui ne peuvent plus compter sur un réseau social sûr, ceux qui ont été membres actifs des LTTE (qui ont pû le prouver) et ceux qui ont subit des persécutions et des violences physiques et psychiques traumatisants.

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